Formation à l’ENAP de Sébikotane : «Ceci n’est pas une réponse à AMNESTY» (Mme Josette M. L. Ndiaye, ONLPL)

0
55

Formation à l’ENAP de Sébikotane : «Ceci n’est pas une réponse à AMNESTY» (Mme Josette M. L. Ndiaye, ONLPL)

L’Ecole Nationale de l’Administration Pénitentiaire (ENAP) de Sébikotane, abrite depuis ce matin un séminaire de formation des élèves de l’école en droits humains. Cette formation entre dans le cadre du projet d’appui à l’état de droit au Sénégal, financé par l’Union Européenne(UE) pour un montant de plus de 196. 000 .000 F CFA et mis en œuvre par l’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté (ONLPL). La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce mercredi 29 Août 2018 et a été présidée par le conseiller technique N° 1 du Garde des Sceaux, M. Thiéyacine  FALL, avec à ses  côtés Mme Josette Marceline Lopez NDIAYE.
Le Sénégal compte actuellement trente-sept (37) établissements pénitentiaires, dont trente-deux (32) maisons d’arrêt et de correction, deux (02) maisons d’arrêt, deux (02) camps pénaux et Une (01) maison de correction à Sébikotane. Pendant des années, un nombre de personnes  indéterminé ont témoigné avoir subi des actes de torture ou de maltraitance, dans la plupart de ces établissements.  C’est pourquoi, suite à la ratification du protocole facultatif, se rapportant à la convention contre la torture et les autres peines ou traitements cruels, inhumain ou dégradant, le Sénégal a, par la loi N° 2009-13 du 02 Mars 2009, institué un Mécanisme National de Prévention de la torture, qu’est L’Observateur National des Lieux de Privation de Liberté (ONLPL). Depuis 2013, l’ONLPL, dans sa mission de prévention de la torture, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, a organisé des sessions de formation à l’endroit des élèves de la police, de la gendarmerie, afin de les conscientiser sur les dangers du recours à la torture, pour eux-mêmes, pour l’État qu’ils servent, mais également pour ceux sur lesquels ils exercent cette torture.
Au plan des résultats il est noté un net recul des allégations de torture et de mauvais traitements dans les commissariats de police et les brigades de gendarmerie. Cependant, il a été jugé utile, pour les raisons sus évoquées d’organiser, du 29 au 31 Août 2018, un atelier de formation en droit humain à l’endroit de 50 élèves de l’ENAP, pour une première session et qui touchera à terme 300 élèves. L’objectif, selon Mme Josette M. L. NDIAYE c’est de sensibiliser les élèves, les former afin que les comportements changent et qu’ils aient maintenant de nouveaux comportements qui correspondent au respect de la dignité humaine, qui tiennent compte de la dignité humaine qui est une chose fondamentale et cela passe par une meilleures maitrise des droits humains.
Toujours, selon elle, « cette formation n’est pas une réponse à AMNESTY. Nous avons fait ce genre de formation dans toutes les régions bien avant qu’AMNESTY ne sorte son rapport. Mais je peux dire que le respect des droits humain dans nos prisons est très bon… les gens font beaucoup d’efforts. »
Selon le conseiller technique N° 1 du Ministre de la justice, M Thiéyacine FALL, pour arriver à de meilleurs résultats la situation des agents de l’administration pénitentiaire  est fondamentale  dans la vie carcérale. « S’ils sont très bien traités cela impacte positivement sur les conditions de détention, car ce sont eux qui sont en contact direct avec la population carcérale. C’est pourquoi le Ministère de la justice a mis en chantier le statut  de l’administration pénitentiaire» a-t-il conclu.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here